Xarah et Maria


Les lendemains sont criblés de déceptions.
Je marche seule sur les rails.
Le vent glacé force la porte de mon esprit.
Le soleil soupire contre mon visage raidi.
Je dois me rallier aux rayons du jour.
Convier les absences.
Convier la foi solitaire.
J’ai les yeux ouverts non pour me regarder.
Je désire plus que tout l’amitié.

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Marianna, je t’ai retrouvé, tu es bien de toile frêle. La douce chance scintille sur ma peau. Tu étais là, ce soir, avec ton regard oblique, c’est un ornement dans les murailles de Sainte-Île. Berce dans un lit calme. L’ébriété nous scelle dans l’acide à l’eau-forte. Je veux une douche d’oraison sur cheveux de soif. De sable fondu de chaux. Tombant en cascade, ce sont des bouquets de fleurs aux odeurs de ciment cuit dans un soleil de chien. Ah! Et mon ventre veut sortir de ce corps !